Quelles huiles essentielles utiliser sur vos cheveux ?

Utilisées en aromathérapie, pour le bien-être de soi, les bienfaits des huiles essentielles fonctionnent tout autant sur notre chevelure. Qu’est-ce qu’une huile essentielle et lesquelles sont les plus adaptées à nos cheveux contre la sécheresse, la chute, la casse ? On vous explique tout !

I. L’huile essentielle, c’est quoi ?

Les huiles essentielles sont composées d’une substance volatile extraite dans des parties spécifiques d’une plante : l’écorce, les racines, les fleurs…

Malgré leur appellation, ce ne sont pas de véritables huiles mais plus un concentré de substances aromatiques. Ces substances sont nécessaires au fonctionnement vital d’un végétal, ce qui expliquerait l’adjectif  »essentiel ». Elles jouent un rôle important dans la prolifération hormonale qui attise les insectes pollinisateurs, permettant ainsi la reproduction des végétaux.

Une centaine de composants se retrouvent dans une huile essentielle. Après distillation et une fois concentrées, leurs propriétés sont encore plus renforcées.

II. Mode d’extraction

Voici une vidéo réalisée au Conservatoire National des plantes à Milly-la-forêt, qui expose les étapes de la distillation d’une huile essentielle, en l’occurrence celle de la menthe poivrée.

@youtube : TRUFFAUT
III. Différences entre huiles essentielles et végétales ?

Oui, les huiles essentielles se distinguent des huiles végétales ! Étant donné que toutes les deux sont d’origine naturelle et catégorisées en tant que  »huile », beaucoup les confondent.

L’une des principales différences réside dans l’extraction. En effet, la distillation à vapeur d’eau (ou hydrodistillation) est le procédé adopté pour les huiles essentielles. Les huiles végétales, quant à elles, résultent d’une extraction par pression à froid ou à chaud, ce qui est le cas du beurre de karité, de l’huile de coco ainsi que de l’huile d’argan déjà abordés sur ce blog individuellement.

Autre différence importante, les huiles essentielles contiennent la totalité des substances aromatiques de la plante distillée. Elles sont plus concentrées et contrairement aux huiles végétales, elles ne présentent pas de texture grasse.

IV. Les bienfaits des huiles essentielles sur les cheveux

Il est plus connu d’appliquer les huiles essentielles à des fins cutanées et médicales. Ça sent bon, ça débouche facilement le nez. Mais niveau capillaire, qu’en est-il ? Pour tout dire, ces huiles peuvent tout à fait s’utiliser pour soigner les cheveux.

1. Elles stimulent la pousse des cheveux. Avant chaque shampoing, faire de douces frictions sur votre cuir chevelu. Laissez agir pendant une quinzaine de minutes avant de laver. Pour cela, l’huile de Bay Saint-Thomas ou l’huile de menthe poivrée sont recommandées.

2. Elles fortifient les cheveux. Appliquez huit à dix gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée dans une huile végétale, telle que le beurre de karité. Cela permet d’adoucir, de ramollir la texture assez dense du karité.

3. Elles apportent de la brillance. L’huile de citronnelle apporte l’éclat perdu tout en fortifiant d’autant plus les cheveux.

4. Elles évitent les chutes capillaires. Efficace, l’huile de gingembre leur redonne plein de viabilité et de vivacité.

5. Elles soignent les cheveux secs. Dans ce cas-là, l’huile d’ylang-ylang peut s’avérer efficace. Elle purifie et régule la sécrétion du sébum. L’huile de géranium peut également empêcher l’apparition de fourches. Si vous souhaitez vous débarrasser des fourches, cliquez ici.

6. Elles aident à lutter contre les cheveux gras. Mettez deux à trois gouttes d’huile essentielle de bergamote ou de citron lors d’un shampoing.

Avertissements : A ne pas utiliser pendant une grossesse et à éloigner des enfants de moins de 3 ans. Par ailleurs, il est fortement déconseillé d’utiliser les huiles essentielles pures sur vos cheveux. Diluez-les dans une huile végétale adaptée pour les soins du cuir chevelu.

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Comment reconnaître une huile d’argan de bonne qualité ?

L’huile d’argan nourrit, profondément. Produit phare depuis des décennies par les femmes berbères, cette huile végétale connait de nos jours un grand succès dans la cosmétique. Dans cet article, découvrez comment choisir celle de meilleure qualité.

I. L’huile d’argan, c’est quoi ?

Faisant partie des huiles végétales, l’huile d’argan provient des fruits de l’arganier.  Cet arbre pousse dans les régions marocaines et sud-algériennes et donne l’argan en tant que fruit. L’argan adopte une forme ovale et mesure 3 à 4 cm environ. Sa noix abrite un amandon, qui pressé donne cette fameuse huile. Cet huile s’utilise aussi bien en cuisine qu’en cosmétique, notamment sur les cheveux et la peau, pour ses propriétés antioxydantes ainsi que sa richesse en richesse en vitamines E.

Elle aiderait à lutter et à prévenir contre les pertes capillaires et la sécheresse cutanée.

II. Les différents types

Tout comme le beurre de karité et l’huile de coco, il existe deux types d’huile d’argan cosmétique : l’huile d’argan pure (non raffinée) et celle raffinée. 

1. L’huile d’argan pure 

Dans une huile non raffinée, tout ce qui compte : les caractéristiques brutes, naturelles. Il ne faut pas dégrader les apports positifs, bienfaisants lors du processus d’extraction. L’aspect est liquide, huileux. La couleur tend du jaune à du jaune clair. Trop foncée signifie une mauvaise qualité des amandons, trop claire mélangé à d’autres composants. Il y a une très légère odeur de noisettes. Le toucher est évidemment gras, plus gras que l’huile de coco. 

2. L’huile d’argan raffinée

Qui dit raffiné, dit traitements chimiques comme la désodorisation ou la décoloration. Niveau odeur, elle n’existe pas. L’huile est parfaitement inodore et présente une couleur très pâle, comparable à de l’huile d’amande. Elle reste toutefois aussi grasse. Elle est souvent coupée à d’autres ingrédients. 

III. Les modes d’extraction

La fabrication des huiles d’argan est menée par les femmes berbères, depuis longtemps. 

Après les pluies automnales, les baies de l’arganier font leur apparition et entament leur mûrissement au printemps. Elles commencent par tomber au sol et y sèchent, entourées par des clôtures qui les abritent des chèvres. Pas de contact animal, très important ! Par la suite, les fruits sont séparés de leurs noyaux et donnés souvent aux bêtes. Vient ensuite le concassage des noyaux avec des pierres de granit pour récupérer les amandons. 

L’étape qui suit dépend de l’usage de l’huile. Si le but de sa fabrication est alimentaire, il faut au préalable griller et torréfier les amandons avant de les moudre. En revanche, s’il est cosmétique voire médicale, on passe souvent directement au broyage. Il faut pétrir puis malaxer la pâte qui en ressort, tout en ajoutant de l’eau petit à petit. L’huile va apparaître au-dessus du liquide pour obtenir l’huile qu’on va filtrer. 

Cette fabrication est dite traditionnelle, artisanale. Elle se fait souvent dans des habitats et faite par des femmes. Voici une vidéo sur la production d’huile d’argan au Maroc :

@youtube : superandiroba

Outre l’extraction traditionnelle, il existe celle plus industrielle qui fait appel aux machines rotatives, à pression froide ou chaude. Pour que l’huile reste la plus naturelle possible, l’extraction par pression à température froide reste la meilleure car elle ne neutralise autant les acides et les vitamines.

IV. La qualité avant tout

La qualité d’une bonne huile repose principalement sur la récolte des fruits. En effet, les noix ne doivent pas être en contact avec les animaux, et encore moins être ingurgités puis recrachés par ces derniers après qu’ils ont mangé la chair fruitée. Car s’ils le sont, cela dégage des odeurs mauvaises, assez fécales, que l’on peut retrouver dans certaines huiles.

Pour les éviter, est optée une désodorisation qui nécessite d’une extraction à température élevée, excédant les 60 degrés. Or, comme il est dit au-dessus, ce type d’extraction biaise, réduit les effets bienfaisants.

Pour revenir aux faits, l’huile d’argan de bonne qualité doit présenter une couleur jaune et une légère odeur de noix, d’amandes non dérangeante.

Conseil : N’hésitez pas à imbiber vos longueurs de temps à autre. Ce bain d’huile, une fois lavé et rincé, apporte de l’éclat à vos cheveux.

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Comment déchiffrer les étiquettes de produits cosmétiques ?

« Devrais-je prendre cette crème ou celle-là ? »

« Ah mais quel ingrédient est bon pour la peau ? »

« Je ne comprends rien aux composants ! »

Combien de fois nous sommes nous poser ces questions ? Beaucoup trop de fois. Avec tous les nouveaux produits qui sortent chaque année et qui nous promettent mille et une merveilles, il est de plus en plus difficile d’en choisir un qui soit bon pour notre peau, pour nos cheveux, et plus important, pour notre santé ! Car oui, certaines sociétés usent de substances chimiques suspectées d’avoir des effets dignes de perturbateurs endocriniens.

I. L’INCI, c’est quoi ?

En 1973, l’association américaine CTFA (Cosmetic, Toiletry and Fragrance Association) crée une liste qui permet de présenter les composants de produits cosmétiques. La liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredient) est une nomenclature qui doit se retrouver sur les emballages de cosmétiques.

Cette liste a pour obligation d’adresser aux consommateurs la totalité des ingrédients dans un ordre et sous une dénomination, tous deux spécifiques. Les composants sont répertoriés en fonction de leur quantité, par ordre décroissant. Le premier ingrédient est toujours le majorant, il s’agit souvent de l’eau. Mais attention, le dernier ingrédient n’est pas obligatoirement le minorant. Pourquoi ? Tout simplement, car les éléments dont la concentration est inférieure à 1% peuvent être mentionnés dans le désordre, soit aléatoirement ou stratégiquement.

Dans cet exemple, « AQUA/WATER/EAU » est l’élément principal, en grande quantité dans cette crème.

II. Décryptage de la nomenclature INCI

Cette nomenclature est écrite dans deux langues : le latin et l’anglais.

Les termes latins sont destinés aux extraits de plante tandis que ceux anglais, indiquent les noms usuels des molécules, de substances chimiques, et parfois d’origine naturelle.

Centaurea Cyanus Flower Water : Centaurea Cyanus signifie Bleuet en latin.

Les termes « fragrance/parfum » regroupent un ensemble d’ingrédients parfumant ou aromatisant le produit.

Un Colour Index désigne les colorants qui teintent les cosmétiques. Il se code de cette façon : CI suivi d’un nombre à cinq chiffres.

Les nanomatériaux sont des particules d’une taille maximum de 100 nanomètres. Ils sont mentionnés par le préfixe « nano » entre crochets. Par exemple : Zinc oxide [nano], dont l’appellation française est Nano-oxyde de zinc.

Les composants reconnus en tant qu’allergènes sont généralement étiquetés en fin de liste. Ces substances doivent être détaillées.

III. Les inconvénients du système INCI

Le fait que de nombreux pays, tels que ceux de l’Europe, utilisent ce système est un bon avantage. Cela permet de comparer des produits dans des villes américaines ou japonaises. Malgré cela, la nomenclature INCI présente tout de même des limites à ne pas négliger. Dans la plupart des cosmétiques, la quantité exacte des composants reste inconnue. C’est le but du secret industriel, qui évite aux compagnies concurrentes de reproduire un même produit. L’origine ainsi que le mode de fabrication peuvent ne pas être précisés. Ce faisant, il est possible que certains ingrédients soient génétiquement modifiés. Le secret industriel peut aller très loin au point d’amener le fabricant à coder un composant en chiffres et lettres.

Le problème restera toutefois l’incompréhension du langage pour une personne souhaitant sélectionner un cosmétique sain. De plus, l’utilisation du mot  » parfum  » est vraiment trompeuse puisqu’elle rassemble de nombreuses fragrances et dissimule les actifs synthétisés ajoutés dans des produits soi-disant végétaux. Par conséquent, ces substances ne sont ni mentionnées malgré un fort dosage, ni identifiées. Certaines de ces substances peuvent provoquer des allergies, des irritations et autres… Il est important de se méfier du terme  » parfum  ».

IV. Applications, sites…

Il existe des sites internet et des applications mobiles qui permettent de mesurer la dangerosité d’un ingrédient, voire même d’un cosmétique. Toutefois, il faut tout de même garder un esprit critique et ne pas avaler tout ce qui est dit ou révélé. Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à vous documenter plus profondément dans des ouvrages ou sur le net.

On va vous présenter un site efficace : La vérité sur les Cosmétiques. Ce site attribue à chaque composant donné un nombre de petits bonhommes colorés. Les couleurs ont bien évidemment un code, allant du vert au rouge en passant par de l’orange. L’évaluation peut aller du « très bien » au « déconseillé ».

Exemple avec les deux colorants :

Vous pouvez très bien analyser tous les ingrédients d’un produit et vous faire un avis en fonction des résultats. Il est vrai qu’un cosmétique avec de plusieurs petites têtes rouges ne donnent pas très envie.

Important : De plus en plus d’applications mobiles scannant les composants d’un produit pour attribuer une note apparaissent, comme Inci Beauty ou bien Yuka. Parfois, il est possible que les notes soient très différentes sur un même cosmétique. Et dans ces cas-là, il est compliqué pour le consommateur de savoir qui croire ou non. Un article de Slate.fr traite de sujet, cliquez ici.

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Comment reconnaître une huile de coco non raffinée ?

L’huile de coco fait partie des incontournables dans le monde de la cosmétique mais aussi de la cuisine. Assouplissante et réparatrice, elle fait fureur auprès des consommateurs qui l’utilisent pour ses vertus naturelles. Qui dit naturel, dit attention aux produits raffinés ! Vous avez du mal à faire la différence entre une huile pure et une huile raffinée ? On vous explique tout !

L’huile de coco, c’est quoi ?

C’est une huile végétale, fabriquée à partir de l’albumen de la noix de coco. En botanique, l’albumen correspond à la « partie nourricière de la graine ».

Cette huile est riche en acides gras saturés (acides lauriques, acides myristiques et acides palmitiques) qui permettent une bonne hydratation pour lutter contre les sécheresses cutanées et capillaires. Elle contient également des vitamines, dont la vitamine A et la vitamine E, connues pour être des antioxydants.

L’huile de coco favorise énormément les cheveux bouclés, crépus ou frisés en leur apportant les apports nutritifs nécessaires.

Quels sont les différentes huiles de coco ?

Tout comme le beurre de karité, il existe deux types d’huile.

1. L’huile de coco pure, brute, vierge

C’est une huile d’origine naturelle, gardant un maximum de ses caractéristiques naturelles. Ce produit noble vient très souvent de Philippines. Elle possède une couleur qui s’étend du blanc au blanchâtre. A température ambiante, elle présente une consistance solidifiée qui peut porter à confusion lors des premières utilisations. Elle est souvent associée à la qualité.

2. L’huile de coco raffinée

L’huile de coco, aussi appelée huile de Coprah, n’est pas aussi majestueuse puisqu’elle est traitée assez lourdement. Les propriétés primaires de l’albumen sont par conséquent biaisées, cassées. Plutôt rentable, on la retrouve dans les produits de beauté à prix abordable. Cette huile est reconnaissable par une odeur neutre, nullement tropicale.

Comment se déroule l’extraction ?

Avant l’extraction, il faut d’abord procéder à la cueillette des noix de coco, à leur décorticage ainsi au râpage de la chair. L’extraction par pression à froid et celle par pression chaude sont très fréquentes.

Lorsque l’huile de coco brute est extraite par pression à froid, elle garde ses propriétés naturelles. Les graisses ne sont pas modifiées et l’arôme gourmand est conservé. Voici une vidéo qui montre les étapes d’une extraction par pression froide dans une usine thaïlandaise :

Youtube : @MakingHealthyChoices

L’huile de Coprah, quant à elle, connait une extraction à haute température sur des fruits séchés et désodorisés en plein processus. Ce qui réduit les insaponifiables, notamment une grande partie des vitamines. Elle a une meilleure place dans la cuisine, bien qu’elle soit utilisée dans certains produits cosmétiques qui ne souhaitent pas une odeur de noix de coco.

Qu’est-ce qui fait une huile de qualité ? 

Une huile de bonne qualité fond facilement au contact de la peau et ne laisse pas de film gras. L’aspect de son état solidifié doit être cristalline, non opaque. L’arôme a un côté tropical, il ne doit pas être inodore. De ce fat, niveau argent, elle peut avoir un certain coût.

Créer sa propre huile ?

Si vous êtes adepte du fait maison, il est tout à fait possible de créer sa propre huile de coco. Pour cela, voici une méthode permettant une extraction avec des outils du quotidien. Cette méthode est tirée de Wikihow, qui propose deux autres manières.

Tout d’abord, munissez-vous d’une noix de coco mûre que vous couperez en deux. A l’aide d’une cuillère creuse, raclez la chair du fruit puis coupez-la en petits morceaux que vous déposerez dans un mixer. Mixez le tout et filtrez (avec un filtre de café) afin d’extraire le maximum du liquide. Laissez-le reposer pendant une journée. A la fin, du lait caillé va apparaître au-dessus de l’huile ; à vous de décider de le réfrigérer ou le retirer.

Astuce : si votre beurre de karité est trop dur, appliquez de l’huile de coco pour le ramollir et profite-en pour adoucir l’odeur si elle vous dérange.

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Pourquoi vos pointes abîmées ne sont-elles pas réparables ?

Les pointes abîmées nous gâchent la vie, mais plus précisément nos cheveux. Les démêlages deviennent difficiles, la brosse s’accroche et les nœuds se forment. Vous souhaitez lutter contre elles ? Alors, lisez cet article.

Qu’est-ce qu’une fourche ?

Pour faire simple, une fourche est une fragmentation d’un cheveu au niveau de sa pointe. Le cheveu est donc fragilisé.

Les différents types de fourches

On a souvent tendance à penser qu’une fourche n’est juste qu’un dédoublement de la pointe chevelue. Or, il existe aussi étrange qu’il soit une grande variété de fourches. Voici un schéma qui résume tout cela :

Photo : Pinterest
Quelles sont les causes de l’apparition des fourches ?

Tout d’abord, quelque chose de quotidien : les frottements récurrents des cheveux contre le dos, les épaules, l’oreiller… La chaleur joue également un rôle important, notamment lors de coiffages au fer à lisser ou au sèche-cheveux. Le soleil de l’été ainsi que ses rayons ultraviolets participent invisiblement au surgissement des fourches.

D’ailleurs, vous souhaitez éviter des cheveux secs et cassants en été ? Cliquez ici !

Pour reprendre, ces éléments engendrent la sécheresse des cheveux, par conséquent le soulèvement des écailles capillaires. Ce qui provoque nos amis les fourches.

D’autres facteurs peuvent entrer en compte : les produits chimiques appliqués sur les cheveux, le manque de kératines, de soins aussi. En effet, on a tendance à plus chouchouter nos longueurs.

Comment reconnaître une pointe fourchue ?

Vous pouvez les reconnaître par le toucher en passant un doigt sur une mèche. Parfois, il y a une sensation rude à la fin. Egalement, quand vous peignez vos cheveux et que ça s’accroche, il y a une forte possibilité que ce soit dû à des pointes abîmées. Ou simplement, les repérer à l’œil nu en prenant une mèche droite qui se divise au bout.

Une fourche est-elle réparable ?

Les légendes lointaines diront que oui, mais la réalité sur un raisonnement scientifique en est tout autre. Imaginez-vous manger une banane dont le bout est bruni. En général, vous allez couper le petit morceau qui dérange afin de savourer votre encas. Ce bout bruni ne pourra jamais redevenir jaune.

Eh bien, ça fonctionne de même avec les cheveux qui sont une matière morte, donc non réparables. La réparation ne s’applique qu’à des cellules vivantes. Quand une fourche naît, le cheveu commence à s’abîmer. Il vous montre qu’il n’est pas bonne santé. Alors, que faire ?

1. Coupez ! Coupez !

Si vous choisissez la rationalité, un bon coup de ciseaux est préférable. Une fusion sur un cheveu divisé en maintes branches n’est pas possible ! En remontant lentement mais surement sur les longueurs, les fourches ralentissent d’autant plus la pousse des cheveux.

Le plus sûr serait un rapide coup de fil à votre coiffeur pour un rendez-vous afin d’éviter les catastrophes. Néanmoins, si cette idée n’est pas très enchantante, vous pouvez tenter par vous-même. Mais avant de vous emparer de vos ciseaux, voici la technique à maîtriser :

  • Sélectionnez une mèche de cheveux d’un diamètre de trois centimètres environ.
  • Glissez-y un peigne pour apercevoir les fourches en transparence.
  • Et à vos marques : coupez… au bon endroit sans en oublier.

Important : Renouvelez cela, une fois à chaque saison – soit à la maison ou chez le coiffeur.

2. L’entretien

Il faut faire attention à se protéger du soleil. N’hésitez pas à porter des chapeaux ou nouer des foulards. Tentez de limiter l’utilisation d’appareils électriques à forte chaleur comme le sèche-cheveux ou le fer à lisser. Si vous adepte des brushings, utiliser des produits thermo-protecteurs est dans ce cas-là vital. Prendre soin de ses cheveux est une nécessité qu’il ne faut pas négliger, notamment les pointes. Pour cela, appliquez une huile végétale pour avoir un éclat soyeux.

Petite astuce : pour savoir si vos cheveux sont en bonne santé, tirez sur une mèche et si elle reprend sa forme initiative sans cassures alors vos longueurs vont très bien.

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7 coiffures pour cheveux bouclés/frisés en été

Lorsqu’il fait chaud, attacher nos longueurs est indispensable. C’est un réel soulagement pour notre nuque humide de sueur. Mais vous en avez marre de vos chignons et couettes hautes basiques ? Vous recherchez des coiffures stylées mais pratiques pour lutter contre la chaleur ? Eh bien, c’est ce que nous verrons aujourd’hui ! Voici 7 coiffures faciles à réaliser pour les cheveux bouclés/frisés sous un soleil étouffant..

1. Chignons à la Mickey
@youtube : Sonnis Love

Qui implique la petite souris, implique ses fameuses oreilles ressemblant à des chignons. Par conséquent, cette coiffure est inspirée de la mascotte de Disney. Faites une raie nette qui sépare vos cheveux en deux. Dirigez vos parties vers le haut. Emparez-vous de deux élastiques, de même forme mais de couleur différente pour égayer la coiffure. Attention, les élastiques doivent être assez épais mais surtout en tissu pour éviter la sécheresse et la casse ! Agrippez une section chevelue et ajoutez-y du volume avant de former votre premier chignon. Répétez cette action avec l’autre partie.

Et vous voilà, aussi mignonne que Mickey.

2. Queue de cheval royale

Pour cette coiffure très divine et raffinée, ramenez vos cheveux à l’arrière. Peignez-les, attachez-les avec un premier chouchou en une couette haute. Prenez-en un deuxième que vous allez attacher au quart de vos cheveux. Tirez légèrement. Twistez le reste de vos cheveux et décorez-les avec une barrette assez brillante.

Et vous voici transformée en une Gabrielle Union.

3. Quatre demi-tresses

Pour cette coiffure au nom original, partagez vos cheveux en quatre à l’aide d’une raie verticale et d’une horizontale. Faites des nattes collées qui s’arrêtent en milieu de chemin afin d’avoir un reste de cheveux que vous attacherez en une couette plutôt haute, avec un chouchou en… tissu.

L’explication est simple mais la réalisation musclera un peu vos bras. L’instagrameuse Osmiabrumo propose une version plus travaillée, avec de fines tresses qui aux extrémités de chaque raie.

4. Barrettes
@youtube : Eris the Planet

Cette coiffure est très simple. Tout le style réside dans l’accessoire : la barrette ! Vous vous souvenez de ces petites barrettes qu’on utilisait à l’école primaire quand on avait du mal à dompter les cheveux rebelles ? Eh bien, elles sont de nouveau tendances ! Pour cela, sélectionnez-en deux grosses. Partagez vos cheveux avec une raie bien nette, plus sur le côté droit. Plaquez le plus possible vos cheveux de devant, sans fer à lisser, et sur le côté gauche dont la partie est plus fournie et glissez-y vos barrettes. 

5. Chignon tressé/bandé
@youtube : Kinsley Deborrah FR

Dans cette coiffure à partir de 6:53, le bandeau va devenir une partie importante. Il va l’habiller. Pour cela, il vous faut un bandeau ni trop long, ni trop court. Tracez une raie légèrement sur le côté gauche. Le côté droit est donc le plus fourni. Sur cette partie, emparez-vous de votre bandeau et attachez le bout à une portion de chevelu. Faites une natte collée assez épaisse qui comprendra votre portion « bandanée ». Une fois la natte tressée, rapatriez-vous sur l’autre section et twistez vos cheveux sur eux-mêmes. A l’arrière de votre tête, joignez-y la tresse à la partie twistée avec un chouchou. Puis, terminez par un chignon serré.

Voilà, comment aborder un hairstyle assez unique.

6. Couettes hautes à la Minnie
https://www.youtube.com/watch?v=4HwmGu2jyHo
@youtube : Eva theCutie

Après les chignons à la Mickey, passons aux couettes de sa chérie. Scindez vos cheveux en deux, avec une jolie raie au milieu qui descend jusqu’à l’arrière de votre crâne. A l’avant de chaque section, faites trois tresses dont une proche de votre raie, qu’on touchera plus. Au total, vous aurez six tresses dont deux qu’il faut laisser. Sur le côté droit, saisissez les tresses restantes et attachez-les avec les cheveux bruts en une première couette haute. Crêpez légèrement pour un rendu plus dense puis faites de même avec l’autre partie. Agrémentez, finalisez cette coiffure avec des anneaux.

Et boum, vous en ferez tourner des têtes.

7. Le chignon très haut
@youtube : Kathryn Bedell

Le chignon d’une hauteur vertigineuse est à la mode. Il fait chic, donne un aspect raffiné. Mais surtout, il est rapide à réaliser quand on est pressée. Tout ce qu’il faut : trois élastiques fins, noirs et en tissu. Après les avoir bien peignés, on rapatrie les cheveux vers le haut. On attache une première fois, à la base du chignon puis une seconde fois, environ au quart de la couette haute. Cela permet de fixer, de mieux maintenir le chignon que l’on s’apprête à faire.

A partir de là, deux possibilités s’offrent à vous : le chignon haut serré ou celui plutôt désordonné. Si vous sortez pour un rendez-vous, restez élégante jusqu’au bout avec une coiffure tirée à quatre épingles. Sinon, optez pour un chignon qui donne cet effet de « coiffé mais pas trop ».

Dernière chose : on n’hésite pas à travailler les baby hair – si on en possède. A l’aide d’une brosse à dent vieille et usagée, non celle que vous mettez dans la bouche.

Bien entendu, il vous sera plus facile de réaliser ces coiffures sur des cheveux en bonne santé ! En cette période, le soleil, l’eau chlorée de la piscine, l’eau salée de la mer sont vos faux amis. Téléchargez ici notre guide pour lutter contre les cheveux secs et cassants en été.

N’hésitez pas à nous envoyer les photos de la ou des coiffures que vous avez réalisée(s) sur notre Instagram : ici.

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Beurre de karité brut ou raffiné : comment les distinguer et quels enjeux socio-écologiques ?

Ah, le beurre de karité… Solution miracle, qui résout nombreux problèmes qu’ils soient capillaires, cutanés. Un produit à avoir dans son tiroir de la salle de bain. Un must have, dirait-on ! Cependant, savez-vous que tous les beurres de karité ne se valent pas ? Il se pourrait que vous ne profitiez pas pleinement des effets bienfaiteurs de ce produit.

Le karité, c’est quoi ?

Tout d’abord, c’est un arbre venant des terres de l’Afrique de l’Ouest et centrale. Pour la plupart du temps, il est retrouvé dans la savane. Les fruits qu’il donne sont des baies qui peuvent contenir jusqu’à une ou deux amandes dures. Chaque amande peut renfermer plus de 50% de matières grasses. Ces fruits de karité sont comestibles et indispensables quant à la production du fameux beurre de karité.

Quels sont les différents beurres de karité ?

Il existe deux types de beurres de karité, qui connaissent des extractions similaires mais un traitement distinct.

1. Le beurre de karité pur

Après l’extraction des matières grasses, l’objectif est de garder le plus possible ses caractéristiques naturelles, riches en principes actifs et en vitamines. Dans ce cas-là, il peut être considéré comme étant un produit d’origine naturelle. Si vous souhaitez plus renseignements quant au terme ‘’origine naturelle’’, on vous invite à lire notre article : ici.

2. Le beurre de karité raffiné

Contrairement au beurre précédent, des produits et techniques chimiques s’ajoutent au traitement. Ce qui dénaturalise et amoindrit les apports bienfaiteurs du beurre de karité.

Les deux principaux modes d’extraction

1. L’extraction traditionnelle

Après avoir été préalablement lavées et séchées à la lumière du soleil, les amandes du fruit sont broyées manuellement pour obtenir une sorte de pâte. Cette pâte sera par la suite barattée à de l’eau avant d’être mise dans un chaudron pour une longue cuisson. Cela va permettre d’y débarrasser les impuretés et d’y récupérer les matières grasses (le beurre). Ce beurre de karité sera filtré maintes fois, battu à la main avant d’être conservé dans un pot.

Voilà les beurres de karité utilisés pour la fabrication des produits Iwalewa par les femmes du village Oronkua, au Burkina Faso. Nous avons pu les suivre durant les étapes de fabrication et nous vous partageons certaines photographies.

2. L’extraction à froid

Celle-ci consiste au broyer des fruits dans un presse à froid, à une température inférieure à 80°C environ. Une fois broyés, ils sont ensuite filtrés.

Note importante : On vous rappelle que le procédé d’extraction entre ces deux beurres de karité sont équivalents. Cependant, l’huile végétale raffiné est désodorisé puis décoloré, et ce parfois en plein processus d’extraction. C’est pour répondre aux attentes, voire aux exigences des entreprises ou consommateurs gênés principalement par l’odeur.

Les idées reçues et parfois faussées

Il y a un abus de langage lorsqu’il est qualifié de raffiné, étant donné que ses propriétés fondamentales sont masquées et fortement réduites, environ de 50% à 80%. Ce qui est énorme !

« Plus le beurre de karité est jaune, plus il est efficace. Plus il est blanc, plus il est traité.  » Qui n’a jamais entendu cela ? Eh bien, cet argument est à moitié faux, notamment pour la première phrase. En effet, la couleur du karité en est partie un facteur jouant sur sa pureté ainsi que sa qualité. Mais attention, dans certaines régions, les fruits de karité peuvent être cultiver sous différentes couleurs, allant du jaunâtre au grisâtre. Par exemple, c’est le cas au Mali : le beurre ressort grisâtre, contrairement au Burkina Faso, où il a tendance à être dans les tons jaunes.

De ce fait, un beurre de karité pur et gris peut avoir les mêmes qualités que celles du karité jaune.

Comment reconnaître un beurre de karité de bonne qualité ?

Il est censé se fondre au contact d’une peau humaine. Lorsqu’il comporte une texture granuleuse et qu’il est souvent difficile à étaler, à appliquer, c’est qu’il y a un problème !

La couleur d’un bon beurre de karité n’est jamais blanche, ivoire. Elle peut être tout à fait jaune, gris foncé, mais jamais blanche. Cela signifie que le beurre de karité a été traité, donc décoloré.

L’odeur est aussi un facteur à prendre en compte : un beurre de karité de bonne qualité doit présenter une légère odeur d’amandes grillées. S’il est inodore, c’est qu’il a été soumis à des produits chimiques.

Téléchargez ici notre antisèche pour reconnaître LE beurre de karité pur et riche en actifs. Elle peut être stockée sur votre téléphone et vous accompagner pendant vos séances shopping cosmétique !

Quelles conséquences socio-écologiques ?

Le raffinage est un recours rentable pour les industriels mais polluant. Afin de dépenser le moins possible, tous les fruits de karité sont sélectionnés aussi bons que mauvais. De ce fait, nous tombons dans « une surexploitation des ressources du karité ». Le karité est inscrit dans les ressources menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (l’UICN), et ce depuis qu’il est utilisé par le secteur agroalimentaire suite au scandale de l’huile de palme.

Les femmes vivant de ce métier pâtissent de cette situation, car leurs noix de karité sont achetés à moindre coût et qu’elles doivent suivre des modèles imposés.

Le projet de Carole Tawema, le Miel de Karité, a pour objectif de valoriser l’indépendance des métiers des femmes africaines, notamment des cueilleuses de karité. Elle aborde ce sujet, comme les enjeux à opter pour un beurre de karité pur ou raffiné dans son interview sur le blog Oolution.

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Cosmétique naturelle ou bio : ne confondez plus !

Vous souhaitez opter pour des produits plus sains ? Mais les termes biologique (bio) et naturel vous perdent ? Alors cet article est pour vous ! Ces derniers temps, les cosmétiques issus de l’environnement font carton sur le marché. Voici des informations indispensables si vous possédez peu de connaissances sur ce sujet.

Chose à retenir impérativement : la cosmétique biologique et la cosmétique naturelle sont des concepts écologiquement indépendants. Un produit bio est obligatoirement naturel. Cependant, un produit naturel n’est pas forcément bio. Pourquoi ? On vous explique tout.

I. Les facettes de la cosmétique naturelle

Il existe deux catégories bien distinctes :

1. Les produits totalement naturels

Dans ces produits, tout ingrédient chimique est banni. Leur fabrication repose sur des éléments directement issus de la nature, comme des plantes par exemple. De ce fait, le produit est alors naturel à 100%. Ce qui est débattable, puisqu’il est difficile de réellement savoir si ces éléments n’ont pas été exposés aux pesticides et à des facteurs de la pétrochimie.

2. Les produits d’origine naturelle

Contrairement à la première catégorie, ces produits-là ont été traités à travers des précédés chimiques tels que la distillation ou l’extraction. Par conséquent, un cosmétique d’origine naturelle contient à la fois des substances naturelles et d’autres chimiques. La quantité d’éléments chimiques peut tout à fait dépendre du fabricant. Elle peut s’avérer très inférieure à celle des substances naturelles, ou bien l’inverse.

II. La cosmétique biologique : une cosmétique labellisée

Tout d’abord, « un cosmétique bio désigne un produit qui a été fabriqué et dont les matières premières ont été sélectionnées selon un certain référentiel. ». Ayant déjà abordé le sujet dans l’article questionnant la valeur du label bio, nous allons rétablir quelques points importants.

Un produit biologique est obligé, notamment pour obtenir un label, de se soumettre à une réglementions stricte et biologique. L’un des critères fondamentaux est adopter l’agriculture biologique qui porte sur la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité. Elle s’oppose par exemple à l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM).

III. La certification, un moyen de distinction

En effet, le label est le principal symbole de différenciation entre le bio et le naturel. Un cosmétique biologiquement certifié est non seulement reconnu auprès du consommateur, mais également aux yeux de la loi. Ce qui n’est pas le cas d’un cosmétique naturel, dont les revendications d’une production saine ainsi que biologique ne dépendent que du fabricant. Il est compréhensible de se tourner vers un produit, dont les « au moins 95% des ingrédients d’origine végétale, animale ou microbienne physiquement transformés doivent être biologiques » sont approuvés.

Toutefois, un produit labellisé ne signifie pas qu’il soit toujours efficace. Il existe de nombreuses entreprises qui, par faute de moyens financiers, ne peuvent pas décrocher une labellisation pour les produits naturels et respectant les réglementations biologiques. Ce qui est fort dommage.

Retrouvez plus d’informations sur cet aspect : ici.

IV. Schéma récapitulatif

Si vous désirez plus de renseignements entre les labels, consultez ci-dessous ce tableau du magazine Ça m’intéresse. Désormais, vous éviterez les amalgames entre ces deux formes de cosmétiques et serez capable de sélectionner les produits qui vous conviennent.

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Comment lutter contre la sécheresse de vos cheveux frisés/bouclés en été ?

Le ciel est bleu, le soleil brille, les journées sont longues, la piscine, la plage et la mer nous appellent. Il fait bon, il fait chaud – très chaud même. L’été est arrivé ! Mais qui dit été, dit protections avec un S. Et oui, la protection capillaire est tout autant importante que celle cutanée. Pour cela, nous verrons les bons gestes à adopter pour des cheveux frisés/bouclés rayonnants.

I. Pourquoi les éléments naturels assèchent-ils les cheveux ?

1. Le soleil 

S’exposer quotidiennement à un soleil peut s’avérer très dangereux pour la santé des cheveux. Les rayons ultraviolets (UV) fragilisent la kératine, qui est une protéine fondamentale de la fibre capillaire. Lorsque cette protéine est affaiblie, le cheveu perd de sa résistance ainsi que de son élasticité. De ce fait, il s’assèche et a donc tendance à se casser. Ce qui est forcément contraignant pour des cheveux frisés/bouclés, déjà particulièrement secs. Téléchargez ici la fiche outils pour pallier à la cassure et à la sécheresse de vos cheveux en été.

2. L’eau chlorée et l’eau salée

Avec un temps ensoleillé, l’option « aller à la piscine » semble inévitable. Pourtant, y aller fréquemment peut abimer le cuir chevelu. Le chlore a des effets néfastes quasi-similaires à ceux des rayons UV, à savoir une sécheresse capillaire que toutefois l’eau salée engendre plus sévèrement. En effet, les différents sels (chlore, sodium, sulfate…) de l’eau de mer retiennent, absorbent l’hydratation des cheveux. S’accrochant également aux fibres capillaires, ces cristaux les agressent en profondeur.

3. Le vent

Le souffle du vent est aussi capable d’altérer vos belles longueurs. Il transporte des particules, comme le sable à la plage, la terre dans les parcs ou bien la poussière dans les villes, qui se déposent sur les cheveux. Même si les effets sont mineurs par rapport aux deux précédents éléments, il contribue aussi à leur assèchement.

II. Comment faut-il alors les protéger ?

1. Hydrater et nourrir

Pour commencer, il est impératif d’opter pour une routine capillaire qui aura une action gainante. Cela est tout à fait possible avec les huiles végétales, à ne pas confondre avec les huiles essentielles qui n’auront pas les mêmes propriétés. Dans le cas des cheveux frisés/bouclés en été, privilégiez les huiles légères et riches en vitamines E comme l’amande douce ou le jojoba. Téléchargez ici la fiche outils pour connaître les huiles qui protègent vos cheveux en été.

Le beurre de karité peut également être considéré comme un excellent protecteur solaire. Reconnu pour ses apports bienfaiteurs, il est constitué d’acides gras (acides palmitiques, stéariques et oléiques) et de vitamines (vitamine A, D, E et F) qui ont des particularités réparatrices, cicatrisantes et nourrissantes. Depuis des années, cette matière première fait partie des rituels de beauté de nombreuses femmes africaines. Il possède une odeur caractéristique et une couleur jaune à grisâtre, selon les terres où il est cultivé. Ces propriétés déterminent son taux de pureté.

Astuce : avant de dormir, deux fois par semaine, appliquez-en sur des cheveux au préalable humidifiés et massez-les en faisant de doux mouvements. Le lendemain, vos cheveux seront plus souples et plus faciles à manier.

2. Le couvre-chef, un indispensable

Couvrir ses cheveux est aussi un bon moyen de les protéger. Quand le soleil tape fort, les rayons UV deviennent pesants. De ce fait, les couvre-chefs sont nos amis notamment durant les périodes chaudes d’une journée (12h à 16h). Chapeaux, foulards… Il ne faut pas hésiter à abuser d’eux. Non seulement vous serez stylé, mais également vos longueurs vont remercieront. En revanche, il est préférable de privilégier les chapeaux doublés par du satin. La matière en coton absorbe l’hydratation des cheveux.

Si vous n’êtes pas une adepte des chapeaux, voici une vidéo de la YouTubeuse, TinyandBrown, qui montre six façons de nouer un foulard pour être la plus élégante.

3. Des gestes simples à adopter

Pour les personnes qui ne souhaitent pas porter de bonnets de piscine, il est important de bien se rincer les cheveux après une moment à la piscine ou à la mer, pour éliminer le chlore et les sels qui s’y sont incrustés. Jamais, ô grand jamais, les laisser sécher librement au risque de se retrouver avec une crinière – littéralement. De retour chez vous, lavez-les rapidement avec une crème lavante et faites un bain d’huile, de préférence en utilisant les huiles citées ci-dessus dans l’article.

Couper de temps à autre les pointes fourchues et abîmées participent à l’épanouissement de la chevelure. Une astuce peut être de faire de grosses nattes et d’en couper le bout pour un résultat net. Attention, optez pour une paire de ciseaux bien aiguisée.

Retrouvez ici l’article traitant des pointes coupées en soir de pleine lune.

Quand l’on se coiffe, il est conseillé de favoriser l’utilisation des mains. Cela évite la casse causée par les peignes qui se coincent souvent. Outre cela, il est même plus agréable de se démêler les cheveux avec les doigts. C’est plus rapide et moins douloureux.

Sous ces fortes chaleurs, on aime garder les cheveux attachés. Ce qui est tout à fait normal. On a chaud, on transpire. En revanche, il est préférable d’éviter les élastiques qui en viennent à grouper des nœuds, voire à casser les cheveux. Combien de fois vous êtes-vous arraché le cuir chevelu en voulant retirer votre chouchou fin et noir ? Pour cesser de vous infliger de telles douleurs, favorisez des attaches plus épaisses et en tissus qui sont d’autant plus revenues à la mode.

Dernier conseil pour conclure, n’attachez pas toujours vos cheveux au même endroit ou de la même façon !

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Couper ses pointes un soir de pleine lune fait-il pousser les cheveux plus vite ?

Et si vous pouviez avoir la crinière de Raiponce grâce à la lune ?

Les solutions et remèdes miracles pour faire pousser les cheveux plus vite se multiplient. Elles vont des secrets de grand-mère aux résultats prouvés en laboratoire. Une des méthodes dont on ne cesse d’entendre parler et qui est également sujette à de nombreuses controverses est bien l’effet de la lune sur la pousse des cheveux. Se couper les pointes un soir de pleine lune permettrait d’obtenir une chevelure plus longue et volumineuse. Info ou intox ? Nous vous disons ce qu’il en est réellement preuves scientifiques à l’appui.

1. Les origines de la croyance

L’effet de la lune sur la pousse des cheveux est une croyance populaire donc il reste difficile de dater son apparition ou de savoir comment elle est apparue. Par-contre la croyance que la lune influerait sur les comportements humains apparaît dès les récits assyriens/babyloniens et aurait engendré le mot « lunatique ».

La loi de la gravitation universelle découverte par Isaac Newton au 17è siècle permet de déduire une corrélation entre la lune et certains phénomènes naturels. On sait qu’entre la lune et la Terre s’exercent deux types de force qui vont soit attirer les flux marins vers la lune soit les repousser. C’est le phénomène des marées hautes et marées basses. Certains attestent donc que de la même manière, la lune exercerait une force de gravité sur notre sang. Et durant les nuits de pleine lune notre flux sanguin abonderait, nous serions alors plein d’énergie et nos hormones en pleine activité. Le Dr. Henry PUGET homéopathe est de ceux qui attestent de l’influence de la lune sur notre vitalité et santé mentale.

Ce trop plein d’énergie lorsque la lune est pleine pourrait également expliquer le fait que certaines personnes se plaignent également de moins bien dormir les nuits de pleine lune.

Si on part donc de l’hypothèse que la lune agit effectivement sur les hormones on peut imaginer que cette idée a été extrapolée au fait qu’elle agisse aussi sur les hormones de croissance des cheveux. D’où peut-être la pensée qu’une coupe lorsque la lune est pleine favoriserait une pousse plus rapide de cheveux forts et volumineux.

2. Que dit la science ?

Là où le bât blesse, c’est que ces croyances restent des croyances. A ce jour, aucune étude n’affirme à 100% l’exactitude d’aucun des faits listés ci-dessus. Les recherches menées ne cessent de se contredire.

En 2013 le neurologue Martin DRESLER publie une étude réalisée sur 33 volontaires qui démontre que les nuits de pleine lune les sujets s’endorment 5 minutes plus tard et que le cycle du sommeil est raccourci de 20 minutes. Cette étude est contestée par des chercheurs de l’institut Max PLANCK notamment du fait d’un échantillonnage trop petit. En réponse à la critique Martin DRESLER réalise une seconde fois son étude, cette fois sur 1235 volontaires. Mais les résultats obtenus de départ « n’ont pu être reproduits ». Autrement dit, l’influence de la lune sur les sujets n’a pas pu être démontrée deux fois.

D’autres scientifiques attestent que si la lune peut faire déplacer les mers, elle n’a des effets que minimes sur l’organisme humain.

3. Se couper les cheveux un soir de lune peut-il les faire pousser ?

Nous l’avons vu, cette affirmation n’est absolument pas prouvée. De plus dans la majorité des articles qui abordent le sujet, aucune explication claire et/ou détaillée n’est donnée. Un peu comme « on ne sait pas pourquoi ni comment ça marche, mais ça marche ».

Un autre fait étrange réside dans le fait que les cheveux puissent pousser de préférence une fois qu’on les ait coupés un soir de pleine lune. Le fait de se couper les cheveux n’est initialement pas considéré comme influent sur la pousse. Les pointes fourchues favorisent notamment les nœuds/accrocs pendant le démêlage et donc la casse du cheveu. Couper les pointes abîmées reviendrait alors à éviter la casse et donc oui d’une certaine manière à préserver la longueur. Mais pas à faire pousser les cheveux plus vite à la racine. Et si après une petite coupe on remarque une chevelure plus dense, c’est bien par effet d’optique et non parce que les cheveux ont effectivement pris du volume les minutes qui ont suivi la coupe.

Partant de ce constat, on pourrait se demander pourquoi les soirs de pleine lune il faudrait-il forcément se couper les cheveux pour observer la pousse. Si la lune a un effet naturel sur la pousse une action de notre part n’est peut être pas nécessaire pour observer des résultats…

De plus, si la lune peut booster la production de nos hormones, qu’est-ce qui fait que seulement certaines sont plus sensibles à son influence que d’autres ? Pourquoi les hormones de croissance du cheveu seraient boostées et pas par exemple la testostérone qui elle est inhibitrice de la pousse ?

4. Qu’en disent ceux qui ont testé ?

Les retours d’expérience sur le sujet sont aussi confus que les recherches qui sont menées. Certains ne jurent que par le calendrier lunaire pour toute action effectuée sur leurs cheveux car ils ont observé des résultats. D’autres n’ont rien obtenu de concluant après test.

Les croyances autour de la lune sont si ancrées dans la culture qu’il est très facile d’être victimes d’un biais de confirmation. La croyance agit plus sur notre perception des choses que sur un phénomène réel. C’est-à-dire que si vous êtes originellement persuadée de l’effet de la lune sur la pousse de vos cheveux, déjà votre cerveau n’enregistrera que les informations qui semblent confirmer ce fait. Même si au fond ils ne tiennent pas la route. Il en va de même si vous ne croyez pas du tout à toutes ces histoires de lune. Dans ce cas vous pourrez aussi ne pas être en mesure de voir certains faits.

La seule façon d’en avoir le cœur net, faites le test ! Mais en toute objectivité. Coupez-vous les cheveux un soir de pleine lune et mesurez votre pousse sur les 3 prochains mois. Comparez avec vos résultats de pousse sur les 3 mois avant la fameuse coupe. Prenez des photos pour soutenir vos résultats.


Et si vous avez une approche plus pragmatique de la pousse des cheveux, d’autres solutions existent comme une manipulation et un choix de produits adéquats. Il est aussi judicieux d’opter pour ce type de solutions.

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