Macérats, Infusions, décoctions : comment tirer le meilleur des plantes pour vos cheveux bouclés à crépus ?

Commet extraire efficacement les actifs des plantes pour les mettre au service de votre beauté ? Notre article « 4 plantes africaines et leurs vertus pour vos cheveux bouclés » exposait les ressources à disposition pour répondre à divers besoins capillaires. Maintenant les plantes identifiées, il est important de savoir par quelles méthodes les préparer à intégrer votre routine capillaire.

Notre post Instagram sur l’hibiscus ou sur l’orange faisait notamment allusion à la préparation d’une infusion ou d’un macérat aqueux. En effet ces méthodes font partie des plus simples lorsqu’il s’agit de bénéficier des actifs d’une plante immédiatement sans trop d’effort. Les produits finis que l’on en tire servent autant d’eau de rinçage après un shampoing, que de brume hydratante ou encore de soin nutritif, si le substrat initial est de l’huile.

Nous avons ainsi jugé nécessaire de rappeler la différence entre infusion, macérat, décoction et comment réaliser ces préparations pour en tirer le maximum de bénéfices.

1- La macération

C’est la méthode d’extraction la plus douce des trois présentées. Elle consiste à simplement plonger la matière végétale dans une substance aqueuse ou grasse et à laisser faire la libération d’actifs. Celle-ci peut prendre jusqu’à 48 heures, c’est pourquoi il est important de laisser la préparation dans un récipient couvert, à température ambiante et à l’abri de la lumière pour ne pas la détériorer.

La macération est une méthode idéale pour les plantes ou parties de plante dont les actifs ne supportent aucune source de chaleur, typiquement les fleurs. Mais les poudres de feuilles séchées (sidr, moringa, pulpe de baobab) peuvent être macérées également dans des huiles. Ce notamment pour créer une synergie entre les deux corps.

2- L’infusion

Cette technique consiste à faire frémir de l’eau puis à rajouter ensuite la plante hors du feu. Le temps d’infusion peut être plus ou moins long selon la plante choisie et sa capacité à libérer ses actifs. L’infusion est idéale pour les corps qui supportent la chaleur mais dont les propriétés risquent tout de même d’être altérées si l’exposition est prolongée. Les feuilles se prêtent bien au jeu comme l’hibiscus ou le kinkéliba. Ces feuilles peuvent également être macérées, la méthode sera toujours plus douce mais l’avantage de l’infusion c’est qu’elle prend moins de temps à préparer.

3- La décoction

Cette méthode d’extraction est la moins douce de toutes mais c’est en cela qu’elle convient aux parties dures de la plante. Elle consiste à insérer la matière végétale dans de l’eau, puis à porter le tout à ébullition quelques minutes. Retirer ensuite du feu et procéder à la filtration après refroidissement.

La décoction convient particulièrement aux écorces, graines ou racines. En effet pour libérer les actifs contenus dans ces parties il est d’abord nécessaire de faire éclater leur enveloppe protectrice.

La méthode d’extraction dépend donc de la plante concernée et de l’effet que l’on trouver avec le produit fini. Faire ses produits cosmétiques soi-même a toujours la côte. S’il ne faut pas jouer aux apprentis chimistes et bien étudier la question avant de se lancer dans certaines préparations, les recettes minutes peuvent dépanner.

Et si vous n’avez juste pas le temps pour tout ça, consultez notre article sur comment diviser la durée de votre routine capillaire par deux, il est fait pour vous !

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Beauté responsable : 5 e-shops où acheter vos produits capillaires en toute éthique

Consommer mieux oui ! Mais comment ? Par où commencer, quoi acheter ? Si vous avez lu notre article sur « la beauté éthique : reconnaître les marques qui vous font consommer de manière plus responsable » , vous savez qu’il est important de bien choisir ses produits. Mais où les acheter ? C’est l’objet de l’article du jour.

Nous avons sélectionné pour vous 5 e-shops dont les produits racontent une histoire en toute éthique !

1- Ecocentric

Comme son nom l’indique, Ecocentric est un concept store centré sur une démarche éco-responsable. Les produits sont rigoureusement choisis en fonction de leur impact positif sur l’environnement, leur composition et le processus de fabrication. Aussi vous y retrouverez des marques naturelles et/ou Bio mais surtout éthiques.

Ecocentric soutient une démarche véritablement engagée en plantant un arbre à chaque commande, en partenariat avec l’association Planète urgence.

2- Yankady

L’atout majeur de cette plateforme : le Made In Africa y est mis à l’honneur ! Les articles y sont sélectionnés dans la mesure du possible, selon la valeur industrielle qu’ils apportent à cette partie du globe. Les catégories d’articles y sont très variées et vont de la montre connectée aux accessoires purement mode.

Côté beauté capillaire le Made In Africa s’installe petit à petit, mais vous y trouverez déjà des marques reconnues pour la sélection rigoureuse de leurs ingrédients et le respect de l’humain dans leur travail.

3- Le Bar à Boucles

Le paradis des cheveux bouclés à crépus ! Chez Le Bar à Boucles, shoppez sans vous soucier d’où viennent les produits, de comment ils sont faits ou de ce qu’ils contiennent. Vous mettrez encore moins de temps à trouver les produits qui sont véritablement adaptés à votre texture capillaire, tout est fait pour que vous trouviez votre bonheur !

Le Bar à Boucles se déplace dans plusieurs villes de France sous forme de pop-up stores afin de mettre à disposition les meilleures marques au plus proche de chez vous.

4- Hanani Beauty

Cette boutique est spécifiquement dédiée aux peaux noires et métisses. Elle regroupe en un seul lieu plusieurs marques spécifiquement conçues pour ces cibles. Si l’offre peut être centrée sur le cutané avec des produits visage et corps, on retrouve aussi sur Hanani des huiles et beurres végétaux pouvant s’utiliser sur les cheveux.

La boutique propose également des prestations maquillage.

5- Victor et Violette

Vous trouverez forcément votre bonheur chez Victor et Violette si vous êtes adepte des produits labellisés ! Ici, les marques sont naturelles, certifiées Bio, Slow cosmétique, Vegan ou encore Cruelty free. L’offre en cosmétiques est très étendue mais on ne s’y perd pas.

De plus, le site propose une livraison 24h/24 dans toute la France et propose de nombreux échantillons à chaque commande. Une occasion de tester avant d’acheter mais surtout de sélectionner les produits les mieux adaptés à ses besoins.

Il a beaucoup été question de labels dans cet article. S’ils peuvent donner une indication sur la sélection des ingrédients, ils ont aussi leurs limites. Apprenez-en plus sur le label bio en particulier en consultant notre article : « le label Bio est-il une plus-value pour votre beauté ? »

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4 plantes africaines et leurs vertus pour vos cheveux bouclés à crépus

Naturalistas, vous n’avez pas fini d’explorer les bienfaits que la nature a à vous offrir ! Si vous avez décidé de revenir à votre texture capillaire d’origine et de la chouchouter sans l’engorger de produits chimiques ? Les plantes sont vos alliées. Découvrez dans cet article 4 plantes africaines qui satisferont l’ensemble de votre routine capillaire.

1. Le Baobab

Véritable symbole de la convivialité et du refuge, le Baobab africain est un arbre pouvant atteindre jusqu’à 15 mètres de hauteur, et surtout répandu en zone sahélienne comme au Sénégal.

Le Baobab donne des fruits à graines garnies d’une chair pulpeuse. Ce sont ces graines, lorsqu’elles sont pressées, qui donnent une huile très riche en vitamine E et bêta-carotènes idéale pour nourrir et réparer. L’huile de Baobab est sèche, donc très pénétrante et ne laisse pas de film gras. Sa richesse en vitamine E en fait un soin idéal pour les cheveux bouclés à crépus secs et/ou cassants. Elle peut être utilisée en bain d’huile sur les longueurs avant un shampoing ou après pour nourrir la fibre capillaire.

La pulpe de Baobab est également de plus en plus utilisée en cosmétique. Se présentant sous forme de poudre blanchâtre à marron, son atout c’est sa richesse en vitamine C et donc son fort pouvoir anti-oxydant ! Cette poudre est parfaite pour agrémenter vos shampoings végétaux ou masques apaisants du cuir chevelu irrité et/ou propice à la formation de pellicules.

L’huile de Baobab ou la pulpe sont disponibles à l’achat et facilement retrouvables sur Internet et en boutiques physiques spécialisées dans le Bio ou ingrédients naturels. Avez-vous lu notre article sur comment reconnaître une huile de bonne qualité ? Nous y traitons le cas spécifique de l’argan !

2. Le Moringa


Le moringa est un petit arbre à feuilles dont la culture est également répandue en Inde. Ces feuilles contiennent entre autres une teneur élevée en calcium et en vitamines A, C, E. Cela fait de la poudre de feuilles moringa un puissant régénérant qui peut s’utiliser en macérat aqueux ou huileux ou en masque détox.

Le moringa vous va particulièrement si vos boucles sont engorgées d’impuretés et on besoin d’une bonne dose d’oxygène !

A l’instar de l’huile de baobab, l’huile de moringa est très pénétrante et ne laisse pas de film gras. Elle sera donc l’alliée de vos boucles fines qui ont besoin d’être nourries sans être alourdies. Ne pas hésiter à insister sur les pointes pour les protéger. Mais attention, si vos pointes sont trop abîmées, aucune huile ne permettra de les réparer ! Notre article sur le sujet ici.

Acheter ou en savoir plus sur les dérivés de cette plante, c’est par-ici !

3. L’Hibiscus

L’hibiscus est une plante à fleurs devenue une incontournable des soins de beauté au naturel ! Anciennement cultivée et étudiée en Egypte pour ses propriétés médicinales, elle est aujourd’hui très répandue en Afrique de l’Ouest, notamment lorsqu’il s’agit de la variété Hibiscus sabdariffa.

Les fleurs d’hibiscus peuvent être séchées, idéalement au soleil, puis réduites en poudre ou non, selon l’utilisation que l’on souhaite en faire. Elles sont très riches en antioxydants et en sucres qui favorisent la rétention d’eau et donc l’hydratation capillaire ou cutanée.

Infusées dans de l’eau tiède comme dans la vidéo de Natural Nefertiti ci-dessous, les fleurs d’hibiscus feront une bonne lotion hydratante. Macérées dans une huile de votre choix, elles apporteront nutrition et protection à votre chevelure. La poudre de fleurs d’hibiscus séchées est un excellent agrément aux masques capillaires régénérants et protecteurs.


L’huile d’hibiscus extraite des graines de la plante apporte force et brillance. Elle sera idéale pour vous si vos cheveux bouclés sont ternes, en manque d’éclat.

4. Le Kinkéliba



Moins répandu dans l’industrie cosmétique, le kinkéliba est un arbrisseau au feuillage épais très cultivé en Afrique de l’Ouest. Les feuilles y sont consommées en tisanes notamment pour leurs propriétés digestives et purifiantes de l’organisme.

La poudre de feuilles de kinkéliba conviendra en masque assainissant du cuir chevelu ou en macérat aqueux pour fortifier la fibre capillaire et notamment pallier aux cassures. Plus faciles à infuser, ces feuilles peuvent également être utilisées en eau de rinçage après le shampoing afin de nettoyer en profondeur la chevelure.

Il est possible de se procurer des feuilles de kinkéliba ici !

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6 lieux où coiffer vos cheveux crépus, frisés, bouclés si vous vivez à Lyon ou à Paris

Avez-vous renoncé à aller chez le coiffeur du fait de la nature mystérieuse de votre chevelure ? N’ayez plus peur de vous faire refouler, vos cheveux crépus à bouclés aussi ont le droit de se faire chouchouter ! De plus en plus de salons de coiffure s’ouvrent à des prestations plus respectueuses de la texture naturelle de chacun. Adieu les manipulations qui démarrent systématiquement par un brushing ! Découvrez la sélection.

1. Cutty’s Hair Design

Outre le cadre magnifique du salon Cutty’s Hair Design, c’est l’ambiance cosmopolite qui y règne qui en fait un lieu d’exception. Toutes les chevelures sont les bienvenues. Situé dans le quartier des Brotteaux à Lyon, nous sommes loin des salons de coiffure clichés des quartiers populaires. Ici, tout est pensé pour vous faire vivre la meilleure expérience de confort.

2. Macadamia coiffure

Dans le 7è arrondissement de Lyon, le Macadamia coiffure propose « différents rituels de bien-être » adaptés à chaque type de chevelure. Les fondatrices garantissent l’emploi de produits parfaitement adaptés aux besoins de chacun.

3. Le studio Ana’e

Créé par une ancienne chimiste travaillant pour L’Oréal, le studio Ana’e est un lieu d’expertise pour tout type de chevelure, du plus raide au plus crépu. Il est situé Rue des Carmes dans le 5è à Paris.

Le studio propose également des séances de coaching capillaire aux particuliers et des formations pour les marques et porteurs de projets.
Celles-ci portent notamment sur la science du cheveu crépu, la cosmétique en général et le marketing.

4. Hoji Maison de la tresse

Située dans le 9è arrondissement de Paris, La Maison Hoji est un salon pensé pour le bien-être des tout petits et spécialisé dans la tresse. Un lieu chaleureux et coloré où il est très agréable de passer un moment avec des enfants. La Maison Hoji propose depuis peu une formule dédiée aux adolescents et jeunes adultes.

5. iBe

Le concept du salon iBe est très original car il ne vous est pas simplement proposé une prestation coiffure. Vous bénéficiez également d’un accompagnement réel pour vous aider à « magnifier votre chevelure », encore une fois, quelque soit votre texture. Vous retrouverez le salon dans le 16è arrondissement de Paris.

6. Hair By Haïra

Vous serez bluffée par les créations artistiques du salon Hair By Haïra.
Sa fondatrice, Haïra DESPLANCHES fait partie des 10 meilleurs coiffeurs concepteurs de France d’après TopStylist édition 2019, et est spécialisée dans le traitement des cheveux bouclés, crépus, frisés.

Ce salon parisien peut également vous accueillir juste pour la réalisation d’un soin spécifique.

Même si l’offre se centralise beaucoup en Île de France pour le moment, en province aussi les consciences s’éveillent. Nous avons choisi d’aborder le cas de la ville de Lyon car c’est le lieu que nous connaissons le mieux. Aussi n’hésitez pas à partager vos bonnes adresses en dehors de cette zone !

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8 astuces pour diviser la durée de votre routine capillaire par deux !

Oyé Mamans, Working girls et flemmardes assumées aux chevelures épaisses et non coopératives ! Vous n’avez pas le temps de passer 3 heures le dimanche matin à prendre soin de votre chevelure ? Cet article est pour vous. Et comme vous êtes pressée, nous allons droit à l’essentiel pour qu’il soit lisible en 5 minutes chrono !

1. Identifiez les besoins cruciaux de votre chevelure

De quoi vos cheveux ne peuvent-ils en aucun cas se passer ? Un masque à l’avocat après le shampoing les rend soyeux comme jamais ? D’autre part vous n’avez toujours pas compris pourquoi vous continuez ces bains d’huile d’olive avant le shampoing ?

Apprenez à connaître VOS cheveux et ce dont ils ont réellement besoin ! Pour cela, l’observation est de rigueur. Comment se comportent vos cheveux après telle ou telle manipulation ? Après application de tel ou tel soin ? Plusieurs techniques sont utiles, un test de porosité comme expliqué ici peut donner une idée. Mais attention, il ne sera pas forcément déterminant. La porosité est un caractère complexe et ne peut être déterminé avec exactitude que par une analyse plus poussée de la fibre capillaire.

2. Allez à l’essentiel !

Vous avez maintenant identifié les besoins Réels de VOS cheveux et savez exactement quels types de soins appliquer. Si vous n’êtes pas à 200% convaincue par les bénéfices d’un certain type de soin, supprimez-le de votre routine !

3. Ne faites pas tout en même temps

Le point précédent ne vous convient absolument pas et vous voulez forcément réaliser tous les types de soins existants sur la planète ? Ne vous sentez tout de même pas obligée d’enchaîner le même jour bain d’huile + shampoing + masque après-shampoing + massage du crâne + hydratation + coiffage. Si certaines étapes de la routine comme l’hydratation doivent être réalisées régulièrement, d’autres peuvent tout à fait être alternés selon les semaines. Faites par exemple un pré-poo cette semaine puis un masque la suivante. De plus, selon le type de cheveu que vous avez, réaliser trop de soins pourrait provoquer un affaiblissement voire de la cassure.

4. Optez pour le tout en 1 !

Ce point est applicable seulement dans le cas où vous avez des produits adaptés. Pourquoi réaliser un shampoing puis revenir appliquer un conditioner si vous pouvez tout faire en une fois ? Gagnez du temps et rassemblez les étapes de votre routine qui se rejoignent. Nous vous disons iciles enjeux des shampoings 2 en 1 pour vos cheveux secs.

Cette astuce aussi si vous êtes plutôt shampoing végétal. Selon les besoins et la nature de vos cheveux, votre shampoing à la poudre d’Amla et au miel peut être prolongé sur les longueurs et devenir un masque réparateur. L’élément à maîtriser, le temps de pose.

Opter pour des soins 2 en 1 vous offre d’autres avantages que nous détaillons ici.

5. Réalisez un démêlage minutieux

Lorsqu’on a des cheveux bouclés à crépus, le démêlage est un véritable enjeu. Il doit être réalisé avec minutie pour éviter la formation importante de nœuds qui vont ensuite provoquer la cassure. C’est souvent une étape qui est vue comme chronophage surtout pour les chevelures épaisses. Mais avec un peu de technique, elle peut durer 15 minutes ou moins quelque soit la densité de votre chevelure.

Le secret, séparer les cheveux en plusieurs sections. Prendre section par section et saturer d’eau en maintenant la tête en avant et à l’aide d’une pomme de douche. Passez vos doigts ou un peigne à dents larges, les nœuds se défont tout seuls. Vous n’avez plus qu’à faire une grosse vanille ou à les clipser pour éviter qu’ils s’emmêlent de nouveau.

6. Démêlez avant toute manipulation

Travailler sur une chevelure bien démêlée et coopérative limite les accrocs, vous énerve moins et raccourcit le temps passé dans la salle de bains. Le démêlage comme expliqué ci-dessus ne se réalise qu’une fois durant tout le processus, encore un gain de temps.

7. Prenez votre temps

Cela peut sembler paradoxal et aller à l’encontre du principe même de cet article. Mais être dans le rush et s’impatienter vous fait faire n’importe quoi comme créer plus de nœuds, et il vous faudra encore prendre du temps pour réparer ces erreurs.

8. Osez l’imperfection !

Sauter la séance soins du week-end ne va pas tuer vos cheveux à condition de les avoir bien protégé durant la semaine et que cela ne devienne pas une habitude. Déculpabilisez de ne pas toujours avoir beaucoup de temps et voyez la routine capillaire comme votre moment de plaisir à vous !

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Prendre soin de son intérieur pour rayonner à l’extérieur : la mission de votre vie avec Laura Brown

Une femme cheffe d’entreprise forte et engagée. C’est ainsi que j’ai perçu Laura la première fois que je l’ai rencontrée il y a un an, lors de la conférence qu’elle organisait sur l’appropriation culturelle à l’hôtel Les Bulles de Paris. Dans cette interview, elle nous détaille sa mission de vie, mais également comment trouver la vôtre ! Comment devenir maîtresse de sa vie, illuminer son intérieur pour rayonner à l’extérieur ? Laura nous dit tout !

Laura, tu es la fondatrice de Phoenix Brain Rising, peux-tu nous dire en tes termes à quoi correspond ton activité ?

Phoenix Brain Rising est un organisme de formation et de conseil. Je travaille essentiellement avec des freelances. J’organise des ateliers et fais du coaching. J’ai également des missions opérationnelles
de conseil avec des sociétés où je les accompagne sur trois choses : Comment vendre, être visible et avoir un impact. Cela peut concerner aussi bien leur business model que leur stratégie de communication ou d’acquisition clients, que la manière de raconter leur histoire.

« Plus il y aura de femmes qui feront du cash, plus nous seront capables de rééquilibrer cet écart-là. Ça va mettre du temps, mais je préfère faire partie des gens qui essayent »

Aider les entreprises à avoir un impact, à quoi cela correspond pour toi ?

C’est avoir une mission qui est plus grande que juste vendre des vêtements ou des produits. Moi par exemple, ma mission est liée à de l’emploi. Je fais ce que je fais parce que je veux réparer des inégalités liées à l’inclusion, notamment des femmes et des personnes racisées. Pour donner un exemple, l’année dernière en France il y a eu 4 Milliards de levées de fonds dans l’écosystème des start-ups, aux alentours de 7% étaient des femmes et moins de 3% étaient des femmes noires. Plus il y aura de femmes qui feront du cash, plus nous serons capables de rééquilibrer cet écart-là. Ça va mettre du temps, mais je préfère faire partie des gens qui essayent.

On parle de la tech à tout va mais il y a de vraies problématiques d’emploi et force est de constater que j’ai 95% de mes clients qui sont des femmes et souvent elles se dirigent vers des projets engagés. Pas forcément des projets projets de providence, de dons, mais souvent des projets d’empowerment où elles essaient de faire en sorte qu’il y ait de la création d’emplois derrière.

Ces valeurs peuvent également être intéressantes à diffuser dans de grands groupes. Dans ta clientèle vises-tu également ce type de cibles ?

Oui, je suis en pleine levée de fonds depuis un mois, un mois et demi.
J’ai eu des stagiaires, freelances mais je veux maintenant embaucher, intégrer une équipe. J’ai aussi besoin d’un lieu où je peux rassembler sur le long terme des énergies et des personnes qui peuvent rayonner les unes sur les autres.

J’avais un 1er projet, Ethipop, consacré à l’accès au marché et à la communication grâce à des salons, contenus, et au digital pour les marques de mode digitale. Mais là je me concentre beaucoup plus sur le coaching/formation car ma force et ma valeur ajoutée sont là. Mais pour faire quelque chose de puissant et de digital, j’ai besoin de lever des fonds. Car ça demande d’avoir une équipe, de faire grandir des gens et ça demande de l’investissement.

« C’est l’itération constante qui t’emmène à arriver à l’excellence, à quelque chose qui te ressemble. Ma quête, c’est l’épanouissement »

Tu sais très bien où tu veux aller et ce que tu veux faire. As-tu toujours eu une vision certaine de ta vie et été convaincue que tu voulais entreprendre ?

J’ai suivi ce que je savais faire. Mes parents ont entrepris, j’ai plein de gens dans ma famille qui entreprennent. Tu ne sais juste pas forcément la route. Tu as une vision globale mais il n’y a pas de manuel. Tu arrives à certains résultats et comme tu es dans une quête permanente de l’excellence, tu vas tester des choses, regarder ce qui marche, ce qui ne marche pas, améliorer.

Je fais tout par moi-même au départ, je m’en fiche du qu’en dira t-on. Souvent au démarrage tout le monde se moque de moi parce que je ne suis pas parfaite. Mais quand tu te donnes beaucoup plus profondément, tu vois que c’est un cheminement. C’est l’itération constante qui t’emmène à arriver à l’excellence, à quelque chose qui te ressemble. Ma quête c’est l’épanouissement, la recherche constante de ce qui est mieux pour moi.

Des événements très chocs dans ma vie m’ont rappelée à l’ordre et ont servi à accélérer mon rapprochement de la ligne âme/corps/coeur.

Définirais-tu ce rappel à l’ordre comme un déclic ?

C’est ce que je croyais mais j’ai ensuite organisé une conférence où j’ai compris que ce n’était pas le cas. C’est en fait la succession de choses que tu testes, de Go/No go que tu acceptes ou refuses qui te mène quelque part. Il y a 6 ans pour moi, c’était un ras-le-bol/burn out, il y a 3 ans c’était l’envie de parler plus fortement d’engagement et de création que de mode responsable. Et il y a 9 mois c’était la mort de mon frère et de sa mère. C’est comme si tu marchais en zig-zag et quand tu franchis la ligne rouge, c’est un gros coup de pied qui te ramène au milieu. Les épreuves de la vie c’est un peu ça. A chaque fois tu te dis je m’arrête ou je continue ? Et à chaque fois que j’ai voulu m’arrêter, quelque chose m’a ramenée. Soit une cliente qui m’a fait confiance ou des gens que j’ai accompagnés qui m’ont dit « j’ai besoin de toi ». Au final, peu importe ce que tu fais le plus important c’est de s’écouter.

Tu prônes beaucoup l’action, est-ce ta philosophie que chacun soit responsable de sa vie et que c’est à nous de faire changer les choses qui nous déplaisent ?

Tu ne peux pas avancer sans faire les choses.

Le meilleur moyen de prouver c’est faire et montrer. Quand je suis dans l’action, à chaque fois il se passe quelque chose d’extraordinaire ! L’action est le meilleur moyen d’éliminer tout regret, toute peur ou rumination mentale. Quand j’agis je suis transportée, je ne dis pas que c’est confortable ou facile, mais au moins j’avance. L’action c’est la matérialisation de ma volonté !

Sur la base de quels critères sélectionnes-tu les personnes que tu formes ?

J’observe s’ils ont une culture de l’effort, n’ont pas peur de mettre les mains dans le cambouis à 400%. Je regarde ceux qui ont déjà fait les choses, n’ont pas peur de faire et qui ont le goût du risque.

C’est une forme d’engagement au final. On pense souvent qu’être engagé c’est faire un don, mais c’est plutôt à quel point tu te donnes dans les missions que tu fais. Pour ceux qui travaillent avec moi, je ne dis pas qu’ils doivent avoir le même niveau d’engagement et d’ambition pour mon projet, c’est impossible. Mais dans l’exécution il faut qu’ils bossent !

Tu tiens une chaîne Youtube qui s’appelle Only Woke. Est-elle rattachée à Phoenix et qu’est-ce qui t’as poussée à la créer?

Pour Phoenix, il me fallait un média où je puisse m’exprimer car je ne veux pas attendre que l’on me donne la parole.
Je veux maîtriser ma narrative. Mais seules les personnes « woke » pourront se brancher sur ce média.

Youtube pour moi c’est un nouveau mode de média qui a permis le développement d’acteurs comme Clique, Brut, Konbini. Mais il manque encore des choses.
Je crée des solutions à partir de problèmes que j’ai observés. Only woke c’est donc une prise de parole pour des sujets qui ne sont pas assez abordés.

Il faut toujours des gens qui prennent des risques. Il faut que quelqu’un ait du courage. C’est-à-dire quelqu’un qui ait de l’amour pour plus grand que soi, et qui dépasse ses peurs pour aller là où personne ne veut aller.

Par exemple dans le cadre entrepreneurial, Il y a peu d’accélérateurs où il y a des femmes à la tête. Ce sont majoritairement des hommes. Or les accélérateurs sont les nouvelles écoles qui apprennent aux gens à entreprendre leur vie peu importe le format. Il faut donc plusieurs modèles, on ne peut pas répliquer les mêmes schémas que l’école conventionnelle.
Les femmes ont besoin de femmes, et les femmes racisées ont besoin de femmes racisées à la tête de structures !

Les femmes noires manquent de représentation dans les médias, mais également dans le cadre entrepreneurial. As-tu déjà été confrontée à cette problématique ?

La 1ère fois que j’ai pitché c’était pour Ethipop afin d’intégrer un accélérateur. Je me suis retrouvée devant un panel d’hommes blancs, ce qui n’est pas grave en soi. En revanche, ce qui est gênant c’est qu’ils ne te comprennent pas toujours. Mon projet à l’époque c’était de l’accès au marché et de la communication et même ça ils ne l’ont pas compris. Pourtant à l’époque pour des projets similaires d’autres start-ups ont réussi à lever des fonds.

Face à cela, il est tentant de se travestir plutôt que de rester soi-même et de s’affirmer, afin de tirer les bénéfices dont on a besoin sur le moment …

Être soi demande du courage. Moi j’essaie au mieux de ne pas tricher avec ma personnalité et je veux que ça reste ma réputation.
Chaque personne doit porter sa voix. C’est un point sur lequel je veux insister ! Je pratique l’intégrité radicale qui est plus forte que l’authenticité. C’est mon Credo.

Tu t’es trouvée, tu connais ta mission et tu as une vision. Quel est le processus pour les personnes qui cherchent qui elles sont et ce pour quoi elles sont nées ?

D’abord faire son IKIGAI. Trouver sa raison d’être au quotidien. Quand tu travailles sur l’intérieur, ça rayonne vers l’extérieur et les gens qui sont dans la ligne de ta mission sont attirés vers toi.

Ensuite s’aimer. J’ai eu à traverser des phases de stress parce que je ne m’aimais pas suffisamment et donc je n’avais pas toujours confiance en moi. Je réserve tous les jours 3 heures rien que pour moi, je me donne de l’amour.

Quand je mets ma crème et que je me regarde dans le miroir, je nourris mon cœur, quand je vais courir je nourris mon corps et quand je lis je nourris mon esprit.

Quelle est ta vision pour Phoenix dans 10 ans ?

Un bureau aux Etats-Unis, pour moi on peut dire ce qu’on veut mais ils sont en avance. Un bureau en Afrique, un accélérateur en France. Je ressens qu’il y a le besoin d’un lieu qui rassemble des énergies où on voit les choses différemment.

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Beauté responsable : ce qu’il faut savoir pour changer le monde depuis votre salle de bain

Dans vos rêves les plus fous vous êtes une héroïne qui vient sauver le monde ? Et si c’était possible rien qu’en changeant votre façon de consommer ?

La consomm’Action ou consommation responsable est le fait de donner du sens à son argent en effectuant des achats qui profitent aux bonnes causes. Celles-ci sont diverses et plus urgentes les unes que les autres comme l’écologie, les conditions de vie professionnelle ou encore la rémunération des travailleurs.

En ajustant votre routine beauté, vous serez en mesure d’exprimer vos valeurs et contribuer à rendre le monde meilleur jusque dans votre salle de bains ! Cela nécessite de prendre en compte quelques points.

1. Retour à l’essentiel

La beauté engagée commence par la conversion au minimalisme. Consommer mieux c’est aussi consommer moins et alléger sa routine beauté par la même occasion. Le fait de réduire le nombre de produits dans sa salle de bain et de revenir à l’essentiel évite l’accumulation de potentiels emballages dans la nature. Cela permet en plus une meilleure sélection de ses soins cosmétiques en optant plutôt pour de la qualité et pour des produits créés dans le respect de vos valeurs.

Bien entendu, le choix de ses cosmétiques se fait après avoir bien enquêté sur les processus de fabrication de la marque. Il s’agira de bien analyser la communication de la marque, récolter des avis.

2. Les labels sont des indices

Tandis que le label Bio va plus renseigner sur l’impact écologique avec le type d’agriculture pour certaines matières premières, la qualité des ingrédients utilisés,etc. le label Fairtrade (commerce équitable) est plus centré sur l’épanouissement de l’humain. Mais si les labels peuvent servir de guide, ils présentent également leurs limites. Nous abordons le sujet ici pour le label Bio. S’agissant du label commerce équitable, si ce dernier garantit des conditions professionnelles et une rémunération juste des travailleurs, il fait aussi polémique.

3. Peut-on aller plus loin que le commerce équitable ?

A l’origine, le label Fairtrade a été créé pour soutenir les petits producteurs locaux en les rémunérant de façon plus juste. Comme on peut le lire sur le site de la fondation Max Havelaar, l’histoire commence dans les années 90 avec une volonté d’introduire un café équitable en Suisse. Depuis leurs activités s’étendent à la lutte contre le travail des enfants, l’égalité des sexes, ou encore le changement climatique.

Mais de plus en plus, la question se pose de si ce label crée réellement plus de richesses auprès des petits producteurs. Il s’avérerait que pas forcément. Un suivi de 4 ans publié par l’école des études orientales et africaines de Londres révèle en 2016 que les ouvriers ougandais de la filière café équitable gagnent moins bien leur vie que ceux de la filière café « classique ». Il semblerait que l’engouement généré autour du Fairtrade ait créé un milieu concurrentiel où l’offre dépasse parfois la demande. Plusieurs producteurs se confrontent à une difficulté d’écoulement de leur stock notamment dans la filière coton au Burkina Faso.

Le commerce équitable est également critiqué pour sembler enfermer les producteurs de pays émergents dans une sorte de bulle de dépendance. Ils doivent produire le même type de culture à faible volume pour satisfaire les besoins d’une minorité de clients présents sur des marchés étrangers. Ils pourraient plutôt s’émanciper vers des cultures qui profiteraient également à leur économie locale. Ils créeraient également plus de richesse en établissant un système de transformation de leurs propres matières. Ainsi les pays émergents pourraient miser sur un nouveau type d’économie qui inclue une industrialisation et donc création d’emplois multiples. Ce point est bien expliqué sur le Blog « Pour un monde solidaire ».

Rien n’est évidemment tout blanc ou tout noir. Le commerce équitable continue tout de même de conscientiser sur la situation des travailleurs ruraux. Mais on peut désormais aller plus loin que ce label et mettre les producteurs au cœur de la transformation de leurs propres matières.

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Shampoing vs Crème lavante/Co-wash : comprendre les enjeux pour vos cheveux secs

Vos cheveux sont le plus vulnérables au moment du shampoing ! Chargés d’eau, mis à nu par des écailles surélevées, ils ont temporairement adopté une structure différente de leur état naturel. Ils ont besoin de beaucoup d’attention pour éviter la casse, en particulier s’ils sont originellement fragiles. Il est plus que nécessaire d’adopter les bons gestes et les produits adéquats pour passer l’étape délicate du lavage sans encombres.

Shampoing, co-wash, crème lavante, nous vous disons en quoi ils sont différents et comment choisir les soins les mieux adaptés à vos cheveux secs et cassants.

Le shampoing

Sa fonction première est de laver. Il va donc contenir une quantité plus importante d’agents détergents qui vont attirer puis encapsuler le gras et autres impuretés contenus dans le cheveu. Cette attraction/encapsulation est possible car le détergent porte une charge contraire à celle de l’impureté. Autrement dit, pour être « efficace » le shampoing est généralement basique. Or un tel milieu est très agressif pour le cheveu car il soulève les écailles et donc la protection dont il bénéficie. Le shampoing est donc assez décapant. Il élimine tout, y compris le gras bénéfique à nourrir le cheveu. C’est en cela qu’un shampoing doit être suivi de l’utilisation d’un après-shampoing pour restaurer l’environnement nutritionnel du cheveu.


Certaines chevelures peuvent supporter l’action du shampoing à haute fréquence. Mais si les cheveux ont tendance à se casser ou sont de nature sèche, il est préférable d’espacer les lavages et d’opter pour des solutions plus douces.
Il restera à considérer pour une détox par exemple une fois par mois. La composition est aussi importante à vérifier. Le but n’est pas de remplacer les impuretés contenues dans les cheveux par des éléments encore plus nocifs. Nous vous expliquons ici comment déchiffrer l’étiquette de vos produits cosmétiques.

Le co-wash

Il s’agit ici de se laver les cheveux directement avec l’après-shampoing. Cette méthode est plus douce puisque l’après-shampoing a la fonction première de soigner et de restaurer un environnement nutritionnel favorable. Pour une chevelure rêche et sèche, c’est l’idéal. L’opération de lavage qui peut être si fragilisante devient un moment de douceur et de protection.

Avec cette méthode, il faut cependant être psychologiquement prêt à oublier la mousse abondante qui va donner une sensation de propreté. Le cheveu peut être propre en optant pour le co-wash qui reste
une solution idéale pour un lavage doux après la piscine par exemple. Mais sur le long terme, il sera possible d’observer une accumulation de certains résidus mal éliminés. La présence ou non de ces résidus va aussi dépendre de la nature des produits coiffants utilisés en dehors du lavage et de la solubilité de leurs ingrédients. En co-wash il est alors intéressant d’envisager une solution détox une fois par mois comme indiqué ci-dessus.

La crème lavante

C’est un entre deux entre le shampoing et le co-wash. La crème lavante contient un agent détergent moins agressif et présent en quantité plus faible que dans un shampoing classique. Elle laisse le cheveu parfaitement propre même si la mousse n’est généralement pas excessive voire inexistante selon les produits.

Comme son nom l’indique, la crème lavante a une texture crème assez riche, idéale pour envelopper les chevelures rêches en quête de nutrition. Il convient bien en utilisation hebdomadaire mais il faut faire attention à sa texture. Effectivement si on a des cheveux très fins et bouclés en particulier, c’est un produit qui peut avoir tendance à alourdir les boucles et casser le volume.

Comment utiliser efficacement la crème lavante ?

Que l’on parle de Co-wash ou de crème lavante, la procédure est la même. Il est important de d’abord rincer abondamment les cheveux à l’eau tiède pour les débarrasser d’un surplus de produits coiffants et les préparer à recevoir le soin lavant. Une fois cette étape réalisée, on se sert une noisette de produits que l’on va appliquer sur le cuir chevelu en effectuant des mouvements circulaires. On va ensuite amener par massage le produit sur les longueurs en insistant ensuite sur les pointes. On finit par rincer abondamment.

Le co-wash et la crème lavante sont faits pour vous si vos cheveux sont :

  • Secs à très secs
  • Cassants
  • Rêches
  • Fragiles
  • En manque de nutrition

D’autres avantages à opter pour ce type de produits est qu’ils réduisent considérablement le temps passé dans la salle de bain et font faire des économies puisqu’ils sont 2 en 1 : lavage et soin.

Cependant, la crème lavante et le co-wash ne seront pas pour vous si vous avez les cheveux gras, très fins ou êtes en quête de volume.

Si vous en ressentez le besoin, il est possible d’effectuer un lavage détox une fois par mois. Pour cela plusieurs solutions sont possibles : poudres ayurvédiques, shampoing solide, savon noir, etc.

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Quelles huiles essentielles utiliser sur vos cheveux ?

Utilisées en aromathérapie, pour le bien-être de soi, les bienfaits des huiles essentielles fonctionnent tout autant sur notre chevelure. Qu’est-ce qu’une huile essentielle et lesquelles sont les plus adaptées à nos cheveux contre la sécheresse, la chute, la casse ? On vous explique tout !

I. L’huile essentielle, c’est quoi ?

Les huiles essentielles sont composées d’une substance volatile extraite dans des parties spécifiques d’une plante : l’écorce, les racines, les fleurs…

Malgré leur appellation, ce ne sont pas de véritables huiles mais plus un concentré de substances aromatiques. Ces substances sont nécessaires au fonctionnement vital d’un végétal, ce qui expliquerait l’adjectif  »essentiel ». Elles jouent un rôle important dans la prolifération hormonale qui attise les insectes pollinisateurs, permettant ainsi la reproduction des végétaux.

Une centaine de composants se retrouvent dans une huile essentielle. Après distillation et une fois concentrées, leurs propriétés sont encore plus renforcées.

II. Mode d’extraction

Voici une vidéo réalisée au Conservatoire National des plantes à Milly-la-forêt, qui expose les étapes de la distillation d’une huile essentielle, en l’occurrence celle de la menthe poivrée.

@youtube : TRUFFAUT
III. Différences entre huiles essentielles et végétales ?

Oui, les huiles essentielles se distinguent des huiles végétales ! Étant donné que toutes les deux sont d’origine naturelle et catégorisées en tant que  »huile », beaucoup les confondent.

L’une des principales différences réside dans l’extraction. En effet, la distillation à vapeur d’eau (ou hydrodistillation) est le procédé adopté pour les huiles essentielles. Les huiles végétales, quant à elles, résultent d’une extraction par pression à froid ou à chaud, ce qui est le cas du beurre de karité, de l’huile de coco ainsi que de l’huile d’argan déjà abordés sur ce blog individuellement.

Autre différence importante, les huiles essentielles contiennent la totalité des substances aromatiques de la plante distillée. Elles sont plus concentrées et contrairement aux huiles végétales, elles ne présentent pas de texture grasse.

IV. Les bienfaits des huiles essentielles sur les cheveux

Il est plus connu d’appliquer les huiles essentielles à des fins cutanées et médicales. Ça sent bon, ça débouche facilement le nez. Mais niveau capillaire, qu’en est-il ? Pour tout dire, ces huiles peuvent tout à fait s’utiliser pour soigner les cheveux.

1. Elles stimulent la pousse des cheveux. Avant chaque shampoing, faire de douces frictions sur votre cuir chevelu. Laissez agir pendant une quinzaine de minutes avant de laver. Pour cela, l’huile de Bay Saint-Thomas ou l’huile de menthe poivrée sont recommandées.

2. Elles fortifient les cheveux. Appliquez huit à dix gouttes d’huile essentielle de sauge sclarée dans une huile végétale, telle que le beurre de karité. Cela permet d’adoucir, de ramollir la texture assez dense du karité.

3. Elles apportent de la brillance. L’huile de citronnelle apporte l’éclat perdu tout en fortifiant d’autant plus les cheveux.

4. Elles évitent les chutes capillaires. Efficace, l’huile de gingembre leur redonne plein de viabilité et de vivacité.

5. Elles soignent les cheveux secs. Dans ce cas-là, l’huile d’ylang-ylang peut s’avérer efficace. Elle purifie et régule la sécrétion du sébum. L’huile de géranium peut également empêcher l’apparition de fourches. Si vous souhaitez vous débarrasser des fourches, cliquez ici.

6. Elles aident à lutter contre les cheveux gras. Mettez deux à trois gouttes d’huile essentielle de bergamote ou de citron lors d’un shampoing.

Avertissements : A ne pas utiliser pendant une grossesse et à éloigner des enfants de moins de 3 ans. Par ailleurs, il est fortement déconseillé d’utiliser les huiles essentielles pures sur vos cheveux. Diluez-les dans une huile végétale adaptée pour les soins du cuir chevelu.

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Comment reconnaître une huile d’argan de bonne qualité ?

L’huile d’argan nourrit, profondément. Produit phare depuis des décennies par les femmes berbères, cette huile végétale connait de nos jours un grand succès dans la cosmétique. Dans cet article, découvrez comment choisir celle de meilleure qualité.

I. L’huile d’argan, c’est quoi ?

Faisant partie des huiles végétales, l’huile d’argan provient des fruits de l’arganier.  Cet arbre pousse dans les régions marocaines et sud-algériennes et donne l’argan en tant que fruit. L’argan adopte une forme ovale et mesure 3 à 4 cm environ. Sa noix abrite un amandon, qui pressé donne cette fameuse huile. Cet huile s’utilise aussi bien en cuisine qu’en cosmétique, notamment sur les cheveux et la peau, pour ses propriétés antioxydantes ainsi que sa richesse en richesse en vitamines E.

Elle aiderait à lutter et à prévenir contre les pertes capillaires et la sécheresse cutanée.

II. Les différents types

Tout comme le beurre de karité et l’huile de coco, il existe deux types d’huile d’argan cosmétique : l’huile d’argan pure (non raffinée) et celle raffinée. 

1. L’huile d’argan pure 

Dans une huile non raffinée, tout ce qui compte : les caractéristiques brutes, naturelles. Il ne faut pas dégrader les apports positifs, bienfaisants lors du processus d’extraction. L’aspect est liquide, huileux. La couleur tend du jaune à du jaune clair. Trop foncée signifie une mauvaise qualité des amandons, trop claire mélangé à d’autres composants. Il y a une très légère odeur de noisettes. Le toucher est évidemment gras, plus gras que l’huile de coco. 

2. L’huile d’argan raffinée

Qui dit raffiné, dit traitements chimiques comme la désodorisation ou la décoloration. Niveau odeur, elle n’existe pas. L’huile est parfaitement inodore et présente une couleur très pâle, comparable à de l’huile d’amande. Elle reste toutefois aussi grasse. Elle est souvent coupée à d’autres ingrédients. 

III. Les modes d’extraction

La fabrication des huiles d’argan est menée par les femmes berbères, depuis longtemps. 

Après les pluies automnales, les baies de l’arganier font leur apparition et entament leur mûrissement au printemps. Elles commencent par tomber au sol et y sèchent, entourées par des clôtures qui les abritent des chèvres. Pas de contact animal, très important ! Par la suite, les fruits sont séparés de leurs noyaux et donnés souvent aux bêtes. Vient ensuite le concassage des noyaux avec des pierres de granit pour récupérer les amandons. 

L’étape qui suit dépend de l’usage de l’huile. Si le but de sa fabrication est alimentaire, il faut au préalable griller et torréfier les amandons avant de les moudre. En revanche, s’il est cosmétique voire médicale, on passe souvent directement au broyage. Il faut pétrir puis malaxer la pâte qui en ressort, tout en ajoutant de l’eau petit à petit. L’huile va apparaître au-dessus du liquide pour obtenir l’huile qu’on va filtrer. 

Cette fabrication est dite traditionnelle, artisanale. Elle se fait souvent dans des habitats et faite par des femmes. Voici une vidéo sur la production d’huile d’argan au Maroc :

@youtube : superandiroba

Outre l’extraction traditionnelle, il existe celle plus industrielle qui fait appel aux machines rotatives, à pression froide ou chaude. Pour que l’huile reste la plus naturelle possible, l’extraction par pression à température froide reste la meilleure car elle ne neutralise autant les acides et les vitamines.

IV. La qualité avant tout

La qualité d’une bonne huile repose principalement sur la récolte des fruits. En effet, les noix ne doivent pas être en contact avec les animaux, et encore moins être ingurgités puis recrachés par ces derniers après qu’ils ont mangé la chair fruitée. Car s’ils le sont, cela dégage des odeurs mauvaises, assez fécales, que l’on peut retrouver dans certaines huiles.

Pour les éviter, est optée une désodorisation qui nécessite d’une extraction à température élevée, excédant les 60 degrés. Or, comme il est dit au-dessus, ce type d’extraction biaise, réduit les effets bienfaisants.

Pour revenir aux faits, l’huile d’argan de bonne qualité doit présenter une couleur jaune et une légère odeur de noix, d’amandes non dérangeante.

Conseil : N’hésitez pas à imbiber vos longueurs de temps à autre. Ce bain d’huile, une fois lavé et rincé, apporte de l’éclat à vos cheveux.

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